Lieu Suisse | Jura
Organisme responsable Addiction Jura
Public-cible Jeunes
Setting Lieu de formation
Moyens Repérage | Évaluation

Résumé

Ce projet développé dans la cadre du lycée cantonal en 2012 propose une grille d’évaluation pour appréhender d’éventuelles situations de vulnérabilité (cf. support « Situations de vulnérabilité. Processus d’intervention précoce »). Son objectif est de donner les outils aux enseignant·e·s et aux autres acteurs/trices adultes de l’établissement en leur mettant à disposition des points de repère.

Cette grille est sous forme d’échelle de gravité basée sur des feux de signalisation. Chaque feu permet aux professionnel·le·s de se situer et d’agir si nécessaire à partir de critères précis. Par ailleurs, cette procédure fait le lien entre des ressources internes (ex. l’infirmière ou l’infirmier scolaire) et des ressources externes (le réseau).

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ?

Investie et partie prenante, la direction du lycée a développé une bonne communication auprès de l’ensemble des acteurs. Ceux-ci se sont mobilisés également dans le projet et sa mise en application. La conviction de l’ensemble des acteurs de l‘établissement dans le projet joue un rôle pour que cela fonctionne au mieux.

L’institution portait le projet. Par exemple, pour l’introduire, elle a organisé une journée spécifique avec des formations et différents ateliers qui faisaient le lien avec le processus d’intervention précoce développé.

 

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Un processus d’intervention bien défini permet au personnel du lycée d’être particulièrement attentif aux situations de fragilité auxquels les étudiants peuvent être confrontés et leur donne des pistes pour faire face à ce type de situations.

Au départ, Addiction Jura pensait que c’était évident pour les enseignants de savoir entrer en contact avec des élèves pouvant présenter des signes d’appel par rapport à une potentielle situation de vulnérabilité. Or, sur la base de discussions avec plusieurs d’entre eux, ceux-ci ont exprimé le besoin de disposer de « clés » pour intervenir. Il est donc fondamental de leur fournir des outils sur ces différents aspects. Cela leur donne la possibilité d’oser agir.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

L’IP est un « état d’esprit », car l’idée n’est pas de devenir un « super détective ». C’est ainsi davantage « une ouverture », à porter une attention particulière au bien-être des jeunes, à reconnaître un étudiant qui peut potentiellement être en situation de fragilité à un moment donné. C’est pourquoi le terme de « reconnaissance » pourrait être tout aussi adapté que celui de « repérage ».

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

La démarche se basait sur des indicateurs élaborés en quatre feux de signalisation, en lien avec les étapes de la pyramide IP. Chaque feu correspond à un niveau de préoccupation. Par exemple, le « feu bleu » renvoie à « l’environnement favorable ». Le « feu vert » concerne le « repérage d’une situation » dans une « Situation non préoccupante ».

Lors du projet, les acteurs avaient redéfini leurs valeurs et les besoins de l’établissement. L’une de leurs demandes était d’être reconnus et de savoir à qui s’adresser en cas de nécessité et donc plus particulièrement lors d’une situation plus préoccupante. À cet effet, un listing de professionnels et d’organisme de divers domaines leur a été mis à disposition.

Chaque type de feu possède des critères d’évaluation basés sur une liste de signes (ex. physiques, psychologiques et comportementaux). Ces informations sont contenues dans le document « situation de vulnérabilité, processus d’IP ». Il y a aussi des recommandations, comme celle de rester attentifs aux signes ponctuels. Si la situation apparait inquiétante (« feu orange »), il leur est demandé d’agir. Certains conseils sont également donnés pour éviter d’éventuelles « maladresses » dans la démarche et avoir une bonne communication. Par exemple, face à une « situation inquiétante », formuler ses propos en « JE » (JE m’inquiète parce que j’ai observé que…) et éviter le « TU » (« TU n’es pas motivé ! »).

Le « feu orange » concerne la répétition de signes d’appel problématiques (ex. fatigue chronique, manque de motivation, agressivité). Dans ce cas, la démarche invite notamment les enseignants à dialoguer avec les jeunes. Quant au « feu rouge », il signale une situation alarmante qui nécessite une prise en charge par le réseau. Un document définit les principaux acteurs externes à l’école.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

Le « feu orange » correspond au réseau interne de l’école. Celle-ci a des ressources comme les médiateurs ou l’infirmière scolaire qui peut jouer un rôle central dans le dispositif. En général, le lien fonctionne bien entre eux.

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Dans le document, il n’y a pas d’indications pour interagir avec les acteurs. Ceci n’est pas un problème, car l’infirmière a une bonne connaissance du terrain. De plus, le canton du Jura reste un petit canton où les membres du réseau social, sanitaire, et éducatif se connaissent dans la plupart des cas, ce qui facilite grandement les échanges entre professionnels.

Les enseignants sont informés qu’ils peuvent s’appuyer sur des ressources internes. Et, dans le cas d’une situation alarmante, ils peuvent mobiliser des ressources externes.

Par ailleurs, des journées de formation ou des événements spécifiques ayant lieu dans le canton sont des opportunités de créer des liens entre les professionnels et ainsi de favoriser leur collaboration.

Information complémentaire

Site web www.addiction-jura.ch
Personne de contact michel.comment@addiction-jura.ch
Document(s) à télécharger « Feux de signalisation »
Lieu Suisse | Genève
Organisme responsable HG/EPIC  |  Équipe de prévention et d’intervention communautaire – Point jeunes
Public-cible Jeunes
Setting Lieu de formation | Milieu professionnel
Moyens Environnement favorable

Résumé

Le projet ARPE (Action, Réflexion, Prévention, Éducation) est un espace d’échange « métier » qui concerne principalement les équipes éducatives genevoises.

Cette plateforme favorise la réflexion sur les pratiques et la circulation des savoirs entre les institutions et au sein de celles-ci. Il s’agit d’une approche de prévention globale, pour améliorer la capacité d’intervention (empowerment) des professionnel·le·s dans leur rôle respectif et leur travail auprès d’enfants, d’adolescent·e·s et de jeunes adultes.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ? Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ?

L’objectif de la plateforme ARPE est de partager et réfléchir sur les pratiques, les postures et les réalités professionnelles. Une matinée par mois, des intervenant·e·s de structures d’hébergement et d’accompagnement pour jeunes se réunissent autour d’un thème proposé par leur soin (ex. le « mensonge » ou les « contacts physiques »). L’échange vise à mettre en lumière les enjeux et défis liés à la thématique abordée, et fait émerger les ressources de chacun·e face à cette question. L’EPiC anime les débats et rédige un compte-rendu thématique, afin que ce savoir co-construit soit mis à disposition des équipes.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Cette réflexion entre professionnel·le·s les amène à « sortir la tête du guidon » pour mieux analyser leur propre pratique et s’enrichir des apports d’autres collègues. La plateforme se veut ainsi un soutien à l’action éducative menée auprès des jeunes confronté·es à diverses problématiques.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

Les thématiques abordées dans le cadre de la plateforme ARPE sont choisies par les participant·es. En tant qu’intervenant·e·s de terrain, ils et elles sont confronté·e·s dans leur travail quotidien à diverses problématiques ou repèrent de nouvelles thématiques chez les jeunes. En début d’année, un programme est élaboré sur la base des propositions émises par les participant·es à la plateforme ARPE. Cette manière de faire permet de rester au plus proche des réalités actuelles des jeunes et des professionnels.

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Chaque fin d’année, un bilan est réalisé avec les participant·e·s à la plateforme. Ils et elles sont invité·e·s à donner leur avis tant sur la forme que sur le contenu des rencontres organisées lors de l’année écoulée. Ce bilan – portant sur des aspects principalement qualitatifs – met en lumière les apports concrets de la plateforme ARPE sur le terrain et cible les potentiels points d’amélioration et les idées de thématiques pour l’année à venir.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit-il entre communauté et professionnels ?

Les professionnel·le·s décident souverainement de ce qu’ils et elles conservent de l’échange pour faire évoluer leur pratique auprès des enfants et des jeunes.

 

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

L’organisation de rencontres mensuelles favorise l’interconnaissance et la création de liens entre professionnel·le·s issu·e·s de diverses structures éducatives. Ils et elles ont l’occasion d’échanger, apprennent à mieux se connaître et sont plus à même de collaborer sur des situations concrètes au besoin. En outre, les rencontres se déroulent à chaque fois dans un lieu différent afin de permettre aux participant·es de (re) découvrir les structures éducatives destinées aux enfants, aux adolescent·e·s et jeunes adultes dans le canton de Genève.

Information complémentaire

Site web https://www.hospicegeneral.ch/fr/equipe-de-prevention-et-dintervention-communautaire-point-jeunes
Personne de contact epic@hospicegeneral.ch
Document(s) à télécharger xxx
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