Bienvenue sur interventionprecoce.ch

Ce site web présente le nouveau modèle d’intervention précoce du GREA (IP2020)

IP est une démarche qui va à la rencontre des personnes en situation de vulnérabilité afin de consolider leur autonomie et de faciliter leur autodétermination. Elle promeut le renforcement des ressources collectives, organisationnelles et individuelles (empowerment) ainsi que la réduction des facteurs de risques. Sa mise en œuvre s’articule autour d’institutions soutenantes et préparées à la prise en compte de l’altérité

Il met à disposition des professionnels et de la communauté de nombreuses ressources destinées à faciliter la mise en œuvre leur propre démarche IP :

Ce site web réactualise et enrichit considérablement la brochure « Intervention Précoce: Accompagner les jeunes en situation de vulnérabilité » éditée en 2010 par le GREA.

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AVERTISSEMENT:

CE SITE WEB EST EN DEVELOPPEMENT. IL N’EST PAS FINALISE.
SON CONTENU EVOLUE CONSTAMMENT.

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Les derniers concepts

Un projet réalisé par le Groupement romand d’étude des addictions

Un projet soutenu par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP)

Résumé

Lieu Suisse – Canton du Valais
Organisme responsable Promotion santé valais
Public-cible Population générale

Professionnel-le-s

Setting Espace public

Lieu de formation

Lieu de loisir

Milieu festif

Milieu professionnel

Moyens Environnement favorable

Repérage

PREMIS, Prévention du Rejet des Minorités Sexuelles, a été créé dans le but d’informer et de lutter contre les discriminations de genre. Le programme s’adresse principalement au milieu éducatif, de l’enseignement et de la santé.

Le but de ce projet est de donner les moyens aux adultes qui encadrent les jeunes LGBTI+ victimes de discrimination, d’intervenir de façon adéquate face à des situations de souffrance.

Les missions de PREMIS en quatre points :

  1. Former et informer les professionnel-le-s de la santé et de l’éducation
  2. Faire connaître les besoins de santé des personnes LGBTI+
  3. Mettre en place des mesures visant à lutter contre les discriminations et leurs conséquences négatives sur la santé
  4. Soutenir les personnes concernées et leur entourage

Voir détails supplémentaires sur le site internet www.premis.info

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ?

Par un renforcement des compétences (information/ formation) les adultes voient leur capacité d’agir renforcée pour mieux faire face aux situations de discriminations vécues par les LGBTI+ dans un contexte social, de loisir ou institutionnel.

En créant un environnement favorable plus propice au dialogue sur ces questions, la capacité d’agir et de s’exprimer des personnes LGBTI + est renforcée.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Les minorités LGBTI+ ont 2 à 5 fois plus de risques de suicides en raison des violences subies. Agir en amont peut donc sauver des vies. Les facteurs de protections peuvent faire défaut pour ces jeunes, d’où la nécessité de travailler sur le fond à travers la promotion d’un environnement favorable.

A travers ce programme, la réalité et les besoins des LGBTI + est rendue visible, en regard des déterminants de la santé, afin que ces besoins ne soient plus ignorés, cachés, niés.

En renforçant l’accès aux soins et à l’information des LGBTI+, on réduit les risques que des situations de vulnérabilité ne s’installent.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

Le projet a été conçu sur la base du constat que l’ignorance des adultes et de l’entourage était d’une part délétère pour les personnes concernées et représentait d’autre part un réel frein au repérage des situations du vulnérabilité.

A travers les formations déployées sur mesure et les outils pratiques proposés, le programme PREMIS favorise le repérage. Les adultes travaillent sur leurs représentations, leur posture et apprennent à développer une attention plus fine. Ils reçoivent des pistes d’actions permettant de désamorcer les situations de discriminations.

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Le projet offre des pistes pour permettre aux adultes d’évaluer les situations, il est notamment proposé d’évaluer le risque de rejet réel ou supposé par la personne concernée dans son environnement afin d’agir si besoin au sein de cet environnement.

C’est le niveau de ressources individuelles et collectives qui sera avant tout évalué : « Evaluer et repérer des « allié-e-s » dans l’environnement scolaire, familial et social qui peuvent être des ressources pour la personne. »

Bien souvent, les interventions de PREMIS démontrent que les personnes concernées se portent relativement bien. Le fait d’être gay, ou lesbienne ne représente pas un problème en soi, c’est davantage l’environnement qui a besoin de soutien pour mieux appréhender ces réalités.

Si les personnes concernées semblent avoir un besoin de soutien, un relais sera proposé auprès d’associations communautaires comme Alpagai ou encore auprès des centres SIPE, où des professionnel-le-s peuvent faire une évaluation plus fine de la situation.

Actuellement en Valais manque une réelle volonté politique et allocation des ressources pour la mise en place d’une vraie consultation psycho-sociale (type Refuge sur GE ou Checkpoint sur VD)

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

Lorsque les personnes concernées ont besoin d’un soutien, celui-ci est offert principalement par une association communautaire bénévole (alpagai). En l’absence d’allocation étatique de ressources, le projet s’appuie sur la force des projets communautaires.

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

  • Un lexique pour bénéficier d’un vocabulaire de base commun
  • Un outil pratique d’intervention en milieu scolaire pour réagir rapidement face aux insultes homophobes ou transphobes
  • Un memento intitulé « Que faire face à des insultes sexistes, homophobes ou transphobes? Comment (RE)AGIR ? »

Ce dernier document propose une série de principes d’actions à adopter en amont :  la posture et l’attitude mais aussi des pistes pour évaluer les situations, des ressources pour répondre aux situations. Il propose également des pistes d’intervention pour agir sur le moment en cas de situation de discrimination.

 

Information complémentaire

Site web www.premis.info
Personne de contact Johanne Guex, responsable du projet
Document(s) à télécharger

Résumé

Lieu Suisse
Organisme responsable FVA – Fondation vaudoise contre l’alcoolisme
EMS Les Hirondelles à Clarens
Public-cible Séniors
Professionnel.le.s de l’EMS
Setting Home | EMS
Moyens Soutien
C’est suite à des difficultés rencontrées avec des résident∙e∙s alcoolodépendant∙e∙s qu’une responsable d’équipe a souhaité créer un espace d’échanges et de formation pour son équipe avec la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA). Le but de cette démarche est que l’équipe composée de différents profils (éducateur ASSC, infirmier∙ère∙s, auxiliaire Croix-Rouge, personnels d’entretien) puisse avoir des repères communs sur la consommation problématique d’alcool des séniors et sur la manière d’appréhender ce sujet avec les résident∙e∙s de l’EMS. Une formation d’une demi-journée a eu lieu en octobre 2020 et une intervision doit encore être mise à l’agenda.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ? Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

La formation/sensibilisation d’une demi-journée a permis à l’équipe d’acquérir des connaissances de base en alcoologie ; de connaître les vulnérabilités spécifiques des personnes âgées en relation avec l’abus d’alcool et d’explorer les principes et les valeurs du domaine des addictions (approche motivationnelle).

Une intervision est encore prévue avec la FVA dans le but de soutenir l’équipe dans l’accompagnement de résident∙e∙s ayant une consommation problématique d’alcool et souffrant souvent également d’un trouble psychiatrique majeur.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Le projet vise :

  • une meilleure cohésion d’équipe sur ce sujet qui reste encore souvent tabou dans notre société d’autant plus pour les personnes âgées.
  • Une plus grande facilité à aborder le sujet en équipe, avec les résident∙e∙s et leur entourage.
  • A apporter des ressources à l’équipe (connaissances, réseau) pour l’accompagnement de personnes âgées avec une consommation problématique d’alcool.
  • La possibilité de suivi individuel ambulatoire des résident∙e∙s par la FVA.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

La plupart des résidents qui ont un problème d’alcool à leur arrivée en EMS sont identifiés. Une meilleure prise en compte des risques liés à la consommation d’alcool permet aux équipes un repérage précoce d’autres difficultés que la dépendance : par exemple la prise concomitante de médicaments et d’alcool qui occasionne des états confusionnels ou des chutes. Le réseau est aussi un partenaire dynamique (famille, médecin, aumônier, gérants du bar du village, etc.).

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Ce partenariat avec la FVA permet d’apporter un soutien à l’équipe de l’EMS les Hirondelles dans l’accompagnement des résident∙e∙s en difficulté avec leur consommation d’alcool. Le but est de préserver la qualité de vie des résident∙e∙s.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

La FVA est bien insérée dans le réseau des addictions vaudois et peut orienter l’équipe de l’EMS selon les besoins de ses résident∙e∙s et ou de son personnel concernant des formations continues plus approfondies par exemple. L’intervision est une démarche qui peut être poursuivie selon les besoins et en fonction de nouvelles situations.

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Partages d’expériences. Approche motivationnelle. Intervision.

Information complémentaire

Site web www.fva.ch/…
Personnes de contact Rose-Marie Notz, chargée de projet, Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA)
Angela Thode, responsable de service à l’EMS Les Hirondelles à Clarens
Document(s) à télécharger

Résumé

Lieu Suisse
Organisme responsable FVA – Fondation vaudoise contre l’alcoolisme

Clos des Tzams (VD – L’Etivaz)

Public-cible Seniors et professionnel.le.s de l’EMS
Setting Home-EMS
Moyens Environnement favorable
C’est suite à des difficultés rencontrées avec un résident alcoolodépendant que la direction d’un EMS a souhaité mener une réflexion avec son équipe afin de mettre en place une politique institutionnelle concernant la consommation d’alcool au sein de l’établissement (structure de 12 lits en région de montagne vaudoise). Ce travail a été réalisé en 2009 avec la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA) au cours de trois séances de travail, une formation de l’équipe (deux demi-journées), une communication officielle de la direction. Un bilan a ensuite été réalisé après un an de fonctionnement par la FVA avec l’équipe.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ? Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

La démarche a permis un partage d’expériences au sein de l’équipe sur la consommation d’alcool en EMS : points de vue différents selon les missions, repérage des dissensus, relecture du cadre institutionnel (charte, protocole d’intervention, etc.), apport de connaissances en alcoologie. Cela a permis de clarifier pour tous certaines décisions médicales et sociales ainsi que de définir et communiquer des règles collectives pour les résidents et les collaborateurs : un verre de vins rouge le midi sauf contre-indication médicale par exemple.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Le projet vise :

  • une meilleure cohésion d’équipe sur ce sujet qui reste encore souvent tabou dans notre société d’autant plus pour les personnes âgées.
  • Une plus grande facilité à aborder le sujet en équipe, avec les résident∙e∙s et leur entourage.

Cela diminue les tensions et augmente les synergies pour trouver des solutions ou améliorer les situations problématiques.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

La plupart des résidents qui ont un problème d’alcool à leur arrivée en EMS sont identifiés. Une meilleure prise en compte des risques liés à la consommation d’alcool permet aux équipes un repérage précoce d’autres difficultés que la dépendance : par exemple la prise concomitante de médicaments et d’alcool qui occasionne des états confusionnels ou des chutes. Le réseau est aussi un partenaire dynamique (famille, médecin, aumônier, gérants du bar du village, etc.).

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Un bilan a été réalisé avec l’équipe un an après la fin du projet. En voici quelques éléments :

L’équipe ressent moins de culpabilité concernant la consommation d’alcool des résident∙e∙s et une harmonisation des pratiques. « On est plus professionnel » sur les questions ayant trait à la consommation d’alcool, surtout lorsque celle-ci pose des problèmes (santé ou comportement). On ne se focalise plus exclusivement sur la consommation (il doit arrêter de boire) mais sur les comportements qui réduisent la qualité de vie ou nuisent à la collectivité. Le but n’est plus forcément de faire en sorte de stopper à tout prix la consommation (décision du résident ou de la résidente) mais de limiter les risques induits. Cela permet de réduire les résistances des personnes lors des discussions.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

Un partenariat existait déjà entre la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme et l’EMS pour le suivi de résident∙e∙s en difficulté avec leur consommation d’alcool. Suite à la démarche institutionnelle, un autre EMS du même groupe a engagé une démarche similaire avec son équipe (EMS psychiatrique).

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Procédure en cas de comportement préoccupant. Entrevue motivationnelle.

Information complémentaire

Site web www.fva.ch/…
Personne de contact Rose-Marie Notz, chargée de projet, Fondation vaudoise contre l’alcoolisme (FVA)

Serge Gétaz, directeur du Clos des Tzams (home non médicalisé) à Château-d’Oex.

Document(s) à télécharger Procédure en cas de comportement préoccupant

Article de presse, Le MATIN 23.5.2013

Résumé

Lieu Suisse | Jura
Organisme responsable Addiction Jura
Public-cible Jeunes
Setting Lieu de formation
Moyens Repérage | Évaluation
Ce projet développé dans la cadre du lycée cantonal en 2012 propose une grille d’évaluation pour appréhender d’éventuelles situations de vulnérabilité (cf. support « Situations de vulnérabilité. Processus d’intervention précoce »). Son objectif est de donner les outils aux enseignants et aux autres acteurs adultes de l’établissement en leur mettant à disposition des points de repère.

Cette grille est sous forme d’échelle de gravité basée sur des feux de signalisation. Chaque feu permet aux professionnels de se situer et d’agir si nécessaire à partir de critères précis. Par ailleurs, cette procédure fait le lien entre des ressources internes (ex. l’infirmière scolaire) et des ressources externes (le réseau).

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ?

Investie et partie prenante, la direction du lycée a développé une bonne communication auprès de l’ensemble des acteurs. Ceux-ci se sont mobilisés également dans le projet et sa mise en application. La conviction de l’ensemble des acteurs de l‘établissement dans le projet joue un rôle pour que cela fonctionne au mieux.

L’institution portait le projet. Par exemple, pour l’introduire, elle a organisé une journée spécifique avec des formations et différents ateliers qui faisaient le lien avec le processus d’intervention précoce développé.

 

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Un processus d’intervention bien défini permet au personnel du lycée d’être particulièrement attentif aux situations de fragilité auxquels les étudiants peuvent être confrontés et leur donne des pistes pour faire face à ce type de situations.

Au départ, Addiction Jura pensait que c’était évident pour les enseignants de savoir entrer en contact avec des élèves pouvant présenter des signes d’appel par rapport à une potentielle situation de vulnérabilité. Or, sur la base de discussions avec plusieurs d’entre eux, ceux-ci ont exprimé le besoin de disposer de « clés » pour intervenir. Il est donc fondamental de leur fournir des outils sur ces différents aspects. Cela leur donne la possibilité d’oser agir.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

L’IP est un « état d’esprit », car l’idée n’est pas de devenir un « super détective ». C’est ainsi davantage « une ouverture », à porter une attention particulière au bien-être des jeunes, à reconnaître un étudiant qui peut potentiellement être en situation de fragilité à un moment donné. C’est pourquoi le terme de « reconnaissance » pourrait être tout aussi adapté que celui de « repérage ».

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

La démarche se basait sur des indicateurs élaborés en quatre feux de signalisation, en lien avec les étapes de la pyramide IP. Chaque feu correspond à un niveau de préoccupation. Par exemple, le « feu bleu » renvoie à « l’environnement favorable ». Le « feu vert » concerne le « repérage d’une situation » dans une « Situation non préoccupante ».

Lors du projet, les acteurs avaient redéfini leurs valeurs et les besoins de l’établissement. L’une de leurs demandes était d’être reconnus et de savoir à qui s’adresser en cas de nécessité et donc plus particulièrement lors d’une situation plus préoccupante. À cet effet, un listing de professionnels et d’organisme de divers domaines leur a été mis à disposition.

Chaque type de feu possède des critères d’évaluation basés sur une liste de signes (ex. physiques, psychologiques et comportementaux). Ces informations sont contenues dans le document « situation de vulnérabilité, processus d’IP ». Il y a aussi des recommandations, comme celle de rester attentifs aux signes ponctuels. Si la situation apparait inquiétante (« feu orange »), il leur est demandé d’agir. Certains conseils sont également donnés pour éviter d’éventuelles « maladresses » dans la démarche et avoir une bonne communication. Par exemple, face à une « situation inquiétante », formuler ses propos en « JE » (JE m’inquiète parce que j’ai observé que…) et éviter le « TU » (« TU n’es pas motivé ! »).

Le « feu orange » concerne la répétition de signes d’appel problématiques (ex. fatigue chronique, manque de motivation, agressivité). Dans ce cas, la démarche invite notamment les enseignants à dialoguer avec les jeunes. Quant au « feu rouge », il signale une situation alarmante qui nécessite une prise en charge par le réseau. Un document définit les principaux acteurs externes à l’école.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

Le « feu orange » correspond au réseau interne de l’école. Celle-ci a des ressources comme les médiateurs ou l’infirmière scolaire qui peut jouer un rôle central dans le dispositif. En général, le lien fonctionne bien entre eux.

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Dans le document, il n’y a pas d’indications pour interagir avec les acteurs. Ceci n’est pas un problème, car l’infirmière a une bonne connaissance du terrain. De plus, le canton du Jura reste un petit canton où les membres du réseau social, sanitaire, et éducatif se connaissent dans la plupart des cas, ce qui facilite grandement les échanges entre professionnels.

Les enseignants sont informés qu’ils peuvent s’appuyer sur des ressources internes. Et, dans le cas d’une situation alarmante, ils peuvent mobiliser des ressources externes.

Par ailleurs, des journées de formation ou des événements spécifiques ayant lieu dans le canton sont des opportunités de créer des liens entre les professionnels et ainsi de favoriser leur collaboration.

Information complémentaire

Site web www.addiction-jura.ch
Personne de contact michel.comment@addiction-jura.ch
Document(s) à télécharger « Feux de signalisation »

Résumé

Lieu Suisse | Genève
Organisme responsable HG/EPIC  |  Équipe de prévention et d’intervention communautaire – Point jeunes
Public-cible Jeunes
Setting Lieu de formation | Milieu professionnel
Moyens Environnement favorable
Le projet ARPE (Action, Réflexion, Prévention, Éducation) est un espace d’échange « métier » qui concerne principalement les équipes éducatives genevoises.

Cette plateforme favorise la réflexion sur les pratiques et la circulation des savoirs entre les institutions et au sein de celles-ci. Il s’agit d’une approche de prévention globale, pour améliorer la capacité d’intervention (empowerment) des professionnel·les dans leur rôle respectif et leur travail auprès d’enfants, d’adolescent·es et de jeunes adultes.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ? Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ?

L’objectif de la plateforme ARPE est de partager et réfléchir sur les pratiques, les postures et les réalités professionnelles. Une matinée par mois, des intervenant·e·s de structures d’hébergement et d’accompagnement pour jeunes se réunissent autour d’un thème proposé par leur soin (ex. le « mensonge » ou les « contacts physiques »). L’échange vise à mettre en lumière les enjeux et défis liés à la thématique abordée, et fait émerger les ressources de chacun·e face à cette question. L’EPiC anime les débats et rédige un compte-rendu thématique, afin que ce savoir co-construit soit mis à disposition des équipes.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Cette réflexion entre professionnel·les les amène à « sortir la tête du guidon » pour mieux analyser leur propre pratique et s’enrichir des apports d’autres collègues. La plateforme se veut ainsi un soutien à l’action éducative menée auprès des jeunes confronté·es à diverses problématiques.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

Les thématiques abordées dans le cadre de la plateforme ARPE sont choisies par les participant·es. En tant qu’intervenant·es de terrain, ils et elles sont confronté·es dans leur travail quotidien à diverses problématiques ou repèrent de nouvelles thématiques chez les jeunes. En début d’année, un programme est élaboré sur la base des propositions émises par les participant·es à la plateforme ARPE. Cette manière de faire permet de rester au plus proche des réalités actuelles des jeunes et des professionnels.

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Chaque fin d’année, un bilan est réalisé avec les participant·es à la plateforme. Ils et elles sont invité·es à donner leur avis tant sur la forme que sur le contenu des rencontres organisées lors de l’année écoulée. Ce bilan – portant sur des aspects principalement qualitatifs – met en lumière les apports concrets de la plateforme ARPE sur le terrain et cible les potentiels points d’amélioration et les idées de thématiques pour l’année à venir.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit-il entre communauté et professionnels ?

Les professionnel·les décident souverainement de ce qu’ils et elles conservent de l’échange pour faire évoluer leur pratique auprès des enfants et des jeunes.

 

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

L’organisation de rencontres mensuelles favorise l’interconnaissance et la création de liens entre professionnel·les issu·es de diverses structures éducatives. Ils et elles ont l’occasion d’échanger, apprennent à mieux se connaître et sont plus à même de collaborer sur des situations concrètes au besoin. En outre, les rencontres se déroulent à chaque fois dans un lieu différent afin de permettre aux participant·es de (re) découvrir les structures éducatives destinées aux enfants, aux adolescent·es et jeunes adultes dans le canton de Genève.

Information complémentaire

Site web https://www.hospicegeneral.ch/fr/equipe-de-prevention-et-dintervention-communautaire-point-jeunes
Personne de contact epic@hospicegeneral.ch
Document(s) à télécharger xxx

Résumé

Lieu Suisse | Jura
Organisme responsable Addiction Jura
Public-cible Jeunes
Setting Lieu de formation | Lieu de loisir
Moyens Environnement favorable | Repérage
Le concept d’intervention précoce est présenté et travaillé dans plusieurs modules Jeunesse+Sport. Cela permet aux professionnels de réfléchir sur des situations concrètes auxquelles ils peuvent être confrontés dans leurs activités de moniteur sportif. Lors de ces échanges, ils prennent connaissance de la pyramide d’intervention précoce et obtiennent des pistes pour agir pratiquement s’ils sont confrontés par exemple à un jeune en situation de difficulté dans leur fonction d’entraîneur.

Les moniteurs de sport peuvent être des acteurs centraux de l’intervention précoce dans la mesure où ils sont amenés à rencontrer les enfants ou adolescents de leur groupe plusieurs fois par semaine.

Conjointement à l’IP et en vue de leur permettre de développer un maximum de compétences en matière de prévention et de promotion de la santé, les moniteurs reçoivent également des informations sur des ressources disponibles. Ils peuvent notamment s’appuyer sur le programme « Cool and Clean ».

Cette présentation de l’IP a notamment pour objectif de permettre aux moniteurs d’intervenir, afin de soutenir au mieux un jeune en situation de fragilité dans le cadre de leur groupe.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ?

En accord avec l’office des sports et dans le cadre de la partie « Cool and Clean », le délégué de ce programme dispose d’environ une heure pour aborder l’intervention précoce lors des modules de base ou lors des modules de perfectionnement J+S. Par ailleurs, il reste par la suite à disposition des clubs qui peuvent sans aucun problème le solliciter pour les soutenir face aux situations auxquelles ils pourraient être confrontés.

La sensibilisation à l’intervention précoce lors des modules J+S doit aider les moniteurs de sport à être attentifs aux signes d’appel et à oser parler à un jeune de leur groupe qui pourrait se trouver en situation de vulnérabilité.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Les moniteurs sensibilisés à l’intervention précoce sont mieux à même de soutenir un jeune de leur groupe qui en aurait besoin et en cas de nécessité de le réorienter auprès d’un service professionnel adapté à sa situation.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

Dans la cadre des entraînements ou des compétitions, le moniteur garde une certaine vigilance par rapport aux signes d’appel.

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Une première discussion peut avoir lieu entre le moniteur et le jeune concerné par la situation de difficulté. Suivant ce qu’il découle de cette discussion, des liens peuvent être réalisés avec le délégué « cool and clean » du canton correspondant. Dans le cadre des cantons romands, ces délégués travaillent tous dans un service de prévention et/ou d’accompagnement social.

Le moniteur peut aussi s’appuyer sur d’autres personnes du club pour évaluer au mieux la situation de la personne.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

Les moniteurs de sport connaissent le numéro de soutien Pro Juventute mis à leur disposition en cas de situation complexe à gérer dans leur activité d’entraîneur. Face à ce même type de situations, ils savent qu’ils peuvent s’adresser au délégué « cool and clean » de leur canton qui peut directement les aider ou les réorienter auprès d’un autre service compétent en lien avec la problématique rencontrée.

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Dans le cadre de leur « carrière » de moniteur, les entraîneurs sont susceptibles d’être en lien à de multiples reprises avec les délégués « cool and clean » : module de base J+S, module de perfectionnement J+S, activité spécifique réalisée dans le cadre d’un club.

Information complémentaire

Site web www.addiction-jura.ch (pas de page spécifique)
Personne de contact xxx
Document(s) à télécharger xxx

Résumé

Lieu Suisse
Organisme responsable Fondation suisse Pro Mente Sana (Zürich)
Public-cible Non-spécifique
Setting Non défini
Moyens Formation | Repérage | Soutien non spécialisé
ensa est la version suisse du programme australien Mental Health First Aid et propose des cours de premiers secours en santé mentale depuis 2019.

Des non-spécialistes de la santé mentale apprennent à prodiguer les premiers secours lorsque des personnes de leur environnement privé ou professionnel rencontrent des difficultés de santé mentale ou sont en crise. Ils et elles apportent un soutien jusqu’à ce qu’une aide professionnelle prenne le relais.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ?

La formation fournit des connaissances de base sur les principaux troubles psychiques. Au fil de jeux de rôle et d’étude de cas, les participant.e.s gagnent en confiance et se sentent légitimes à agir face à une personne souffrant potentiellement d’un trouble psychique.

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Il existe plusieurs formes de risques dans ce projet.

  • Les effets de résonance et effet miroir chez les secouristes en formation. De sorte à réduire ce risque, la formation se déroule dans un cadre de sécurité. Les secouristes sont invités à nommer explicitement les effets de résonance. Personne n’est obligé à participer à un jeu de rôle, et l’instructeur/-trice s’occupe prioritairement de la personne en difficulté si les effets de résonance sont trop importants à gérer.
  • Les secouristes sont rappelé.e.s à plusieurs reprise de faire preuve d’humilité. La formation ne permet pas de poser le moindre diagnostic. Ils ne deviennent pas psychothérapeutes.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

La formation ensa vise à développer chez les secouristes une meilleure intuition à percevoir des changements ou des signes qui laissent penser à une éventuelle fragilité psychique grandissante. Les secouristes sont invités au fil de la formation via les apports théoriques, les jeux de rôle et les études de cas à affiner « leurs antennes » face aux vulnérabilités relatives aux troubles psychiques.

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Les personnes ayant bénéficié du soutien d’un.e secouriste ne fait pas l’objet d’une évaluation. En revanche, la formation a fait l’objet de plusieurs études internationales depuis sa création en Australie en 2000. Voir : https://mhfa.com.au/mhfa-research

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit il entre communauté et professionnels ?

Il y a dans le réseau de secouristes en santé mentale des pairs particien.ne.s, des psychologues et psychothérapeutes. Des personnes issues de médecines alternatives ont également suivi la formation. Il n’y a pas de réseau de professionnel.le.s de la santé qui offrent une priorité dans la prise en charge de proches des secouristes. La recherche d’une aide professionnelle suit les procédures courantes.

ensa – Premiers secours en santé mentale

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Information complémentaire

Site web www.promentesana.org/
Personne de contact
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