La cellule « drogues »

Résumé

Lieu Belgique | Bruxelles
Organisme responsable Prospective Jeunesse asbl
Public-cible Jeunes
Setting Lieu de formation | Lieu de loisir
Moyens Environnement favorable | Repérage |
Prospective Jeunesse accompagne un groupe d’acteurs scolaires (directions, éducateurs, enseignants, parents, et représentants des élèves) à la mise sur pied d’une cellule « drogues » au sein de l’institution.

Cette cellule a pour vocation de pérenniser un lieu d’échange permettant à chacun de réfléchir et de s’outiller par rapport aux usages de drogues ; d’éclairer les acteurs scolaires pour qu’ils puissent faire des choix responsables par rapport à leurs consommations ; mener des projets/actions de prévention au sein de l’établissement.

Son action repose sur les valeurs de non-jugement, de non banalisation, de non diabolisation et d’implication des différents acteurs scolaires.

Concrètement, l’accompagnement se déroule à travers deux rencontres « diagnostic » permettant de partir des difficultés de chacun à appréhender les situations d’usage des élèves et/ou des pairs et huit ateliers organisés au sein de l’établissement.

Survol du projet

Capacité d’agir

Comment la capacité d’agir est-elle renforcée par le projet ?

La démarche se construit à partir de l’expérience des participants (par la méthode d’Analyse de Groupe) et progressivement mise en œuvre par les représentants des acteurs scolaires (par l’intelligence collective). Des représentants des élèves participent également à la démarche et expriment leur vécu et leur point de vue par rapport aux réponses de l’école (croisement des représentations entre relais et élèves).

Des ateliers mensuels comportent un important volet « formation » dont l’objectif est de renforcer les compétences des professionnels et les élèves, notamment le travail sur les représentations, partage de grilles de compréhension des usages de drogues (capacité à identifier les facteurs de vulnérabilité au niveau de l’élève, du produit consommé et du contexte), transfert d’outils de dialogue et analyse critique des approches préventives.

Des outils spécifiques sont transmis afin de renforcer la capacité à entrer en dialogue avec les élèves et repérer des usages problématiques (l’Échiquier). De manière simple et très visuelle, les participants échangent autour de la possibilité qu’une consommation occupe le monopole motivationnel de l’élève et mettre ainsi à mal la diversité de ses ressources et de ses réponses.

La conscientisation et valorisation du rôle préventif des professionnels non spécialisés reposent essentiellement sur le renforcement des compétences psychosociales des élèves, au cœur du projet éducatif de l’école (consolidation de compétences déjà existantes chez les professionnels

Risques et méfaits

Comment les risques/méfaits sont-ils réduits par le projet ?

Ils le sont principalement par l’ouverture et la valorisation des compétences des élèves en matière d’usages et celles des professionnels à s’ouvrir et dialoguer pour contribuer à l’augmentation des « indices de bien-être ». Par ailleurs, la direction de l’établissement participe tout au long du processus.

C’est aussi le fait de la construction d’un cadre sécurisant pour professionnels et élèves, en lien avec la cohérence entre projet pédagogique (élève citoyen) et réponses de l’institution face aux usages de drogues.

Ainsi, les réponses institutionnelles sont moins répressives, plus claires et plus cohérentes.

Dans le même temps, l’appréhension des usages de drogues est une opportunité de faire le lien avec la question de santé globale.

Repérage

Comment le repérage est-il mis en œuvre dans le cadre du projet ?

Un processus d’analyse de la situation auprès de professionnels relais et parents est mis en place. Il contient plusieurs moments et méthodes consacrés à l’analyse d’une problématique de consommations, telle que vécue par les participants. L’objectif est de s’interroger sur les problèmes que posent les consommations et quelles personnes sont concernées. C’est aussi le développement de pistes d’actions envisageables.

L’analyse de la situation est constituée de quatre points centraux :

  • Rencontre direction et centre psycho-médico-social : pour repenser une politique de prévention cohérente, centrée sur les besoins de l’élève.
  • Journée pédagogique : un diagnostic de la collecte des représentations en matière d’usage de drogue et de prévention : pour récolter les besoins des professionnels.
  • Nouvelle rencontre avec la direction : par un projet pour l’année scolaire, avec la participation des directions, élèves, éducateurs, enseignants et parents.
  • Méthode d’Analyse en groupe : un diagnostic avec la future cellule drogues, composé d’élèves, d’enseignants, d’éducateurs, d’un parent et de membres de la direction. C’est un travail de réflexion afin de faire émerger quatre thématiques ou enjeux majeurs.

Évaluation

Comment la situation des personnes est-elle évaluée dans le cadre du projet ?

Elle est élaborée selon quatre étapes. La première est une analyse de groupe, par le recueil du vécu des participants. La seconde est échange basé sur l’étape précédente, afin de choisir des pistes d’actions. La troisième est un retour avec tous les participants sur le chemin parcouru et leur ressenti. Enfin, il y a un bilan du processus.

Interfaces

Comment le lien est-il fait entre la communauté et les professionnels dans le cadre du projet ? Quelle(s) interface(s) prévoit-il entre communauté et professionnels ?

La démarche est soutenue par l’asbl Prospective Jeunesse à travers deux rencontres « diagnostic » et huit ateliers de 2 heures organisés au sein de l’établissement.

L’accompagnement par un service spécialisé en prévention des assuétudes (professionnels de prévention en Promotion de la Santé) est formalisé à travers une offre d’intervention signée par les deux parties.

Après chaque atelier, les participants reçoivent le matériel didactique, les informations collectées, les échanges survenus, les productions du groupe, sous forme de présentation PowerPoint ou rapport écrit + photos.

Une personne du groupe (cellule), éducatrice, est désignée intermédiaire/relais entre l’établissement et Pr Jeunesse et chargée de la transmission des rapports, la confirmation des dates, la réservation des locaux, etc.

Un rapport final est transmis à l’institution : des moments de rencontre/supervision sont prévus pour l’année scolaire suivante. Il n’a pas d’échanges ni de rencontres par la suite.

Outils/méthodes

Quels outils et/méthodes sont utilisés dans le cadre du projet afin de faciliter l’interaction entre les acteurs ?

Le projet se construit autour de la mise en place d’une « cellule drogues » composée des professionnels de l’école (directions, éducateurs, enseignants), de représentants des parents et des élèves. La cellule se réunit à travers des ateliers réguliers animés par Pr Jeunesse.

La vision, les missions et les valeurs de la cellule sont formalisées à travers la rédaction collective d’un document de référence (Charte de la cellule).

Les méthodes utilisées lors des phases de diagnostic et de la mise en œuvre des ateliers sont basées sur les échanges et l’interactivité entre participants (favorisés notamment par la répartition en sous-groupes).

Les intervenants (professionnels) sont formés aux techniques d’animation.

Toute proposition est coconstruite à l’aide de techniques d’intelligence collective.

Un rapport final est transmis à l’institution, à la communauté scolaire. Il retrace le processus étape par étape et pose des pistes pour le futur. Parmi celles-ci émerge la perspective de partager le résultat du travail effectué. Elles servent aussi à communiquer à l’ensemble de la communauté scolaire la vision et la vocation de la cellule drogue.

Information complémentaire

Site web www.prospective-jeunesse.be
Personne de contact Patricia Bernaert – patricia.bernaert@prospective-jeunesse.be
Document(s) à télécharger La prévention des assuétudes à travers la création d’une cellule ‘drogues’

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